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Stellantis devra choisir lesquelles de ses marques survivrons

Les 14 marques de Stellantis

La famille Stellantis va t-elle renier ses propres enfants ? Au moment où le groupe se recentre sur son cœur de métier, mettant un terme à ses programmes les moins rentables comme l’hydrogène, l’autopartage avec Free2Move, jusqu’à copiloter la gestion de son réseau Eurorepar Car Service, la prochaine étape devrait logiquement concerner l’avenir des 14 marques du groupe.

Rappelons que le constructeur franco-italo-américain Stellantis, possède l’un des portefeuilles de marques les plus denses au monde, devant le Groupe Volkswagen.

dix ans pour faire ses preuves !

Lors de la création de Stellantis en 2021, son ex-CEO Carlos Tavares, avait refuser de trancher. Il avait donné 10 ans aux différentes entités pour prouver leur raison d’être, et démontrer leur rentabilité. Laissant à son successeur, Antonio Filosa, la lourde tâche d’arbitrer leur avenir.

À mi-parcours, dans un contexte influencé par la réglementation, la transition électrique, la bataille des taxes douanières, et les contraintes de pouvoir d’achat, toute décision définitive se révélerait sans doute prématurée. D’autant que les pressions politiques promettent d’être au rendez-vous, en particulier en Italie.

Pour autant, sur le plan commercial, force est de constater que la concurrence interfère dans les performances des marques du groupe. Citroën, Fiat et Opel jouent sur le même segment. DS Automobiles, Alfa Romeo, Lancia et Jeep, font valoir leur singularité et leur histoire pour tenter de coexister.

En Italie, l’avenir en suspens d’Abarth, de Lancia, et de Maserati

De l’autre côté des Alpes, l’avenir d’Abarth semble d’ailleurs incertain, tandis que Lancia a obtenu de jouer les prolongations grâce à la nouvelle Ypsilon. Alfa Romeo semble en ballotage plus favorable, mais la marque pourrait quitter les États-Unis, tout comme Fiat dont la dernière 500 n’a pas trouvé son public, handicapé par son moteur électrique.

Quant à Maserati, la belle de Modène reste en soin intensif. Toutefois, sa notoriété pourrait la sauver. Stellantis souhaitera certainement conserver une part d’exclusivité dans son portefeuille face à Lamborghini et Bugatti, propriétés de Volkswagen.

Toujours en Europe, l’inquiétude grandit autour de l’avenir de DS Automobiles, tant ses ventes deviennent anecdotiques. En revanche, Citroën malgré des immatriculations en berne, semble conserver les faveurs du groupe, tout comme Opel.

« Chaque marque réussit à sa manière »

Outre-Atlantique, la question concerne forcément Chrysler dont la gamme se réduit à sa plus simple expression, tout comme Dodge. À l’inverse, Jeep possède l’attention d’Antonio Filosa, ainsi que Ram dont le pick-up a retrouvé ses acheteurs grâce au retour du V8 Hemi. 

À l’heure où Stellantis prépare son nouveau plan industriel attendu l’été prochain, le CEO de Stellantis Europe, Emanuele Cappellano, s’est voulu rassurant lors d’une table-ronde réunissant quelques médias automobiles européens : « Toutes nos marques réussissent […] ma priorité est de travailler à diversifier encore davantage chaque marque en renforçant ce pour quoi elles sont reconnues par les clients. »

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